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Voir les mitostoma, les nemastoma… en France

Les nemastomatidae sont une famille parmi les opilions.
Ils sont divisés en 6 genres et comptent (au minimum) 13 espèces en France :
Mitostoma chrysomelas (ci-dessus à droite).
Mitostoma pyrenaeum
Nemastoma bimaculatum (ci-dessus à gauche).
Nemastoma lugubre (ci-contre).
Nemastoma dentigerum
Histricostoma dentipalpe (ci-dessous).
Histricostoma argenteolunulatum
– Paranemastoma quadripunctatum.
Nemastomella bacillifera
Nemastomella dubia
Centetostoma scabriculum
Centetostoma centetes
Centetostoma juberthiei

C’est une famille mal connue et c’est un joli défit de les chercher.
Aussi, si vous en observez un, partagez la donnée sur inaturalist permettra de mieux connaître la répartition et la phénologie de l’espèce.

Les nemastomatidae présentent différents points communs :
– Ils sont tout petit : ils mesurent en moyenne 2 mm. Le plus grand (Paranemastoma quadripunctatum) atteint 4 mm, tandis que le plus petit (Centetostoma centetes) mesure 1.2 à 1.4 mm.
– Ils sont essentiellement noir : une espèce sur deux présente des taches jaunes généralement assez caractéristique de l’espèce.
– Ils sont potentiellement mâture toute l’année : ce n’est pas certain pour les espèces de montagne mais on ne pourra, de toutes façons, pas les trouver en hiver.
– on les cherche de la même manière : au sol, en retournant des pierres, des morceaux de bois, des écorces, ou en couchant l’herbe au pied des mûrs.


1) OU ?
Les connaissances sur la répartition des espèces de nemastomatidae restent très incomplètes. Il est probablement possible de trouver au moins une espèce partout en France à l’exception de la partie Sud-Ouest du Massif Central et des zones basses du languedoc-Roussillon.

On peut rechercher 4 espèces si on se rend dans le Jura et en Haute-savoie.
Il y en a généralement 3 dans la majeur partie des Pyrénées et des Alpes.

Quelques espèces pyrénéennes semblent extrêment localisées :
Centetostoma scabriculum : à rechercher dans le département des Pyrénées-Atlantique, dans le secteur de Arette Pierre Saint-Martin, et généralement vers 1 700 m d’altitude.

Centetostoma juberthiei : à rechercher à l’ouest du département des Pyrénées orientales, entre le pic carlit et le lac des Bouillouses.

Nemastomella dubia : à rechercher à l’ouest du département des Pyrénées orientales, sur les versant ouest et sud du Canigou.




Ces espèces sont liées à l’humidité.
Les techniques pour les trouver sont liées à trois habitats :
– les cours d’eau : on inspecte le dessous des roches, des troncs, des branches. Ils se tiennent souvent à l’envers et sont plus visibles sur les surfaces lisses. C’est de loin la meilleure technique.
– les crépis des mûrs : en plaine, on peut se mettre à genou le long des mûrs régulièrement crépis des banlieues pavillonnaires. Avec les mains, on couche l’herbe au pied du mur et on inspecte le crépis et le sol au pied du mûr. Ca marche assez bien (surtout pour les Nemastoma) mais on peut être géné par la proximité des habitants et par les merdes de chiens.
– en montagne : sous les pierres.

Ci-contre : ce juvénile d’Histricostoma argenteolunulatum se cachait à 4 m d’un ruisseau, sous un gros tronc de chêne liège mort pourrissant au sol (Cascade de l’Aille ; Var en janvier 2026).

2) QUAND ?
Pour la majorité des espèces, et en particulier celles présentent en plaine, on peut trouver des adultes toute l’année. Pour les genres Mitostoma, Nemastoma et Histricostoma, on observe deux pics d’observation :
– le printemps (Mars, Avril, Mai).
– la fin de l’été et le début de l’autome (Aout, Septembre, Octobre).

Pour les autres genres, les données sont moins nombreuses. Ce sont souvent des espèces de montagne d’où des observations plus centrées sur les 6 mois les plus chauds : la fin du printemps, l’été et l’automne restent favorables.


Ci-contre : ce juvénile de Mistostoma chrisomelas courre sous un tronc parsemé de gouttes de séve (Massif du Pilat ; Loire ; Novembre 2022).

Dans le détail :
Nemastomella bacillifera : toute l’année mais surtout d’avril à août.
– Paranemastoma quadripunctatum : toute l’année mais surtout d’avril à octobre, avec un pic en juillet. Il est liée aux litières de bois humides et on le trouve souvent près de l’eau.
Nemastomella dubia : les données sont rares et concentrées de mai à septembre (surtout mai et août).
Centetostoma scabriculum : les données sont très rares et ne concernent que le mois d’août.
Centetostoma centetes : les données sont rares et concernent toute l’été et en particulier le mois de juin.
Centetostoma juberthiei : les rares données concernent le mois de mai et un juvénile fin juillet.

Bien que les opilions soient souvent plus actifs la nuit, les toutes petites espèces sont plutôt à rechercher en milieu de journée lumineuses.

Ci-contre : Mistostoma chrisomelas mesure 2 mm mais les pattes les rendent quand même bien visibles.

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