
Cerf sambar (Rusa unicolor)
DIFFICULTE : Facile. Trés fréquent dans les parcs nationaux.
DISTANCE DE FUITE : 30 m.
EFFECTIFS : Inconnu ; Classé comme vulnérable depuis 2008.
Sambar ou sambur est le nom Indien.
Le cerf sambar est le plus grand cervidé d’Asie du Sud-Est :
– il mesure 130 à 142 cm au garrot (c’est la même taille que le wapiti qui est un tout petit peu plus grand que le cerf élaphe).
– seul l’orignal (ou élan) est plus grand que lui.
– la plus grande sous-espèces (sur 7) vit en Inde : la masse corporelle et la longueur des bois diminue en allant vers l’Est.
Rusa est considéré comme un genre par certains auteurs et comme un sous-genre du genre cervus pour d’autres. Ils diffèrent des cervus par :
– une allure plus lourde liée à leurs jambes proportionnellement plus courtes.
– des bois épais et rugueux avec généralement un andouiller basilaire et une pointe bifurquée.
– un mufle et des larmiers très développés.
– des canines rudimentaires chez le mâle comme chez la femelle.
– une crinière sous le cou chez le mâle.
Le genre ou sous genre rusa compte 4 espèces (voir la carte de répartition).
Photo 1 : Mâle adulte
Remarquer la rupture au milieu du front et les andouillers basilaires.
Panna NP ; Inde (décembre 2014)


Photo 2 : Prélude à l’accouplement
Ce mâle ne décroche pas d’un poil la femelle en chaleur. Ranthambore NP ; Inde (décembre 2010).
Photo 3 : Femelle
Bandipur NP ; Inde (février 2014).
OU ?
Le cerf sambar est largement réparti sur la quasi totalité de la péninsule indienne et la péninsule indochinoise. Il laisse la place à l’Est, aux autres espèces du genre Rusa.
Ses effectifs sont en baisse dans les régions très peuplées mais il est présent en forte densité dans les zones protégée.
Les observations des naturalistes sont maximales en Australie où il a été introduit en 1860 au mont Sugarloaf. Il s’agissait de cerf sambar du Sri lanka et de quelques animaux de Sumatra. Le cerf sambar s’est répandu depuis dans toutes les zones boisées du Sud-Est de l’Australie. Vous pouvez le chercher dans le parc national de Kinglake (c’est la région de l’introduction de 1860). Cela dit, les Australiens considèrent cet animal comme discret et craintif… Ce n’est pas le cas en Inde.

Dans son milieu originel, les observation naturalistes sont surtout importante en Inde. Elles sont bien plus faibles en Indonésie, Sri Lanka, Népal, Malaisie et Thaïlande.
Les très bons sites pour le voir sont :
– 1 : Ranthambore et Sariska (Inde) : ces deux parcs nationaux, proche de Delhi, sont surtout visiter pour rechercher des tigres. On est obligé de circuler dans le cadre d’un safari. On est presque sur de voir des sambars.
– 2 : Panna NP (Inde) : ce parc national offre de beaux paysages. les tigres y sont rares et les sambars d’autant plus nombreux. Là encore, on est obligé de circuler en jeep. Tous les autres parcs nationaux du centre de l’Inde sont très favorables. Attention à Kanha de ne pas confondre le sambar avec le barasingha.
– 3 : Horton Plains (Sri Lanka) : C’est le meilleur secteur du Sri Lanka pour observer le cerf sambar. On les voit parfois dans les savanes, totalement à découvert. Ici, on peut circuler avec son propre véhicule ou lors de randonnées à pied.
– 4 : Khao Yaï NP (Thaïlande) : les densités de sambar sont sans doutes plus faibles ici que dans les parc conseillés ci-dessus. J’ai néanmoins croisé au moins un cerf sambar par jour lors de randonnées à pied. Ils broutent parfois autour des campings. C’est dans ce parc que j’ai observer une meute de dholes chasser le cerf.

Le cerf sambar est connu pour ses capacités d’adaptation. Il a été introduit dans de nombreux pays. L’Australie compte de loin la plus grande population en dehors de son aire d’origine. Il y a aussi quelques sambars introduit en Nouvelle-Zélande, en Afrique du sud et aux Etats-Unis.
On peut voir des sambars dans tous les types de milieux et jusqu’à 3 900 m d’altitude, donc jusqu’à la limite de la végétation. Il apprécie particulièrement la juxtaposition de forêts et de savanes. Il aime énormément se baigner et il lui arrive fréquemment de se jeter à l’eau pour tenter d’échapper ses prédateurs : tigres et dholes.
QUAND ?
On peut le voir toute l’année.
C’est un animal diurne. Il se montre actif toute la journée dans les zones protégées. Il faut le chercher au crépuscule ailleurs.
Photos 4 et 5 : Jeunes mâles
Horton Plains ; Sri Lanka (février 2019).


Photo 6 : Gros mâle adulte
Le sambar ne dépasse pas l’âge de 12 ans dans la nature. Il peut en atteindre le double en captivité.
Sariska NP ; Inde (décembre 2010).
COMMENT ?
Ce cerf a la réputation d’être craintif… On peut néanmoins espérer en voir poursuivre leurs activités sans fuir à une 30e de mettre en Inde, une 50e de mètres à Khao Yai en Thailande. Il fuit de plus loin au Sri Lanka (100 m).
Le mode de déplacement n’a pas d’importance. On est presque toujours contraint d’être dans un véhicule en Inde. C’est cependant encore plus magique de croiser un tel animal à pied.

Photo 7 : Jeune mâle
Kanha NP ; Inde (décembre 2014).

Photo 8 : Attaque de dholes
Khao Yaï ; Thaïlande Inde (décembre 2016).
Voir l’article sur le dhole.
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