
Renne (Rangifer tarandus)
DIFFICULTE : Assez difficile.
DISTANCE DE FUITE : 200 m. Mais très variable.
Le renne (Caribou en Amérique), est le seul cervidé dont les femelles portent des bois.
Photo 1 à 4 : Mâle et troupeau de mâles
Jotunheimen NP ; Norvège (19.07.2017).

OU ?
Il peuple l’essentiel du Nord de l’hémisphère nord avec deux noms :
– le caribou (Amérique) : Canada et Etats-Unis (Alaska essentiellement).
– le renne (Eurasie) : Scandinavie et Russie.
Les plus grandes hardes d’animaux sauvages sont en Alaska, mais aussi dans le nord du Quebec et du Labrador. De grandes hardes certes, mais sur des superficies très étendues et difficiles d’accès. En Europe, le parc national de Jotunheimen (Norvège) est le meilleur endroit pour l’observer.
On peut aussi le voir dans des zones où il a été introduit :
– Islande : les troupeaux importés depuis le Finnmark (Norvège) en 1771 et 1787 se sont maintenant stabilisés dans le Sud-Est du pays.
– îles Kerguelen : le troupeau importé en 1956 sur l’île haute a migré est est actuellement présent sur l’île principale.

QUAND ?
En Amérique du Nord, il réalise des migrations qui rendent les observations plus aléatoires.
En Europe, l’été est la meilleure période pour l’observer car :
– les déplacements sont faciles.
– les rennes cherchent la fraicheur et restent davantage sur des zones encore enneigées où on les repère facilement.
– les animaux ont leurs plus belles cornes: Ils portent encore le velours en été. Les mâles perdent leurs bois après le rut (mi-septembre à octobre).
Les femelles, dont les bois sont moins spectaculaires, les perdent plus tardivement, parfois seulement en mars.

COMMENT ?
On doit en priorité ouvrir l’oeil en circulant en voiture sur la Fv. 55 qui longe le Jotunheimen. Il faut d’abord regarder sur les plaques de neige où les rennes sont visibles de loin. On peut également faire des arrêts stratégiques et inspecter les landes avec des jumelles.
En randonnant à pied, on doit également chercher avec des jumelles. Mais la rencontre reste aléatoire. J’ai échoué en consacrant deux jours à la randonnée au Hardangervidda NP.
Repéré de très loin, ce troupeau de mâle déambule sur une plaque de neige lors d’une chaude journée. J’ai garer le véhicule et surveiller le sens du vent avant de m’approcher. Pour la plupart des photographies précédentes, je suis à une 100e de mètres derrière un gros rocher de sorte que seul l’appareil photographique et ma tête sont visibles. Cela suffit à inquiéter la troupe, qui m’observe, trottine, se retourne…