
Urubu noir (Coragyps atratus)
DIFFICULTE : Facile. Très commun et plutôt en expansion.
DISTANCE DE FUITE : 5 à 30 mètres en fonction des habitudes et du milieu de vie des oiseaux.
C’est l’unique représentant du genre Coragyps, les 3 autres urubus appartenant au genre Cathartes. Il repère ses proies uniquement à vue contrairement aux autres urubus. Il découvre donc certaines charognes après les autres espèces mais il se montre agressif et parvient souvent à faire fuir l’urubu à tête rouge.
Photo 1 : Près d’une charogne de vache
Marais de Kaw; Guyane (01.11.2012).
A la tombée du jour, ces urubus noirs terminent le nettoyage d’une carcasse.

OU ?
Il est présent dans presque toute l’Amérique, de la moitié sud des Etats-Unis à l’Argentine à la latitude de Buenos Aires.
Les pays où les observations notées par les naturalistes sont les plus nombreuses sont d’abord et de très loin les Etats-Unis. Il faut dire que l’urubu noir adore les déchets et les décharges et que les Etasuniens sont les champions de la production de déchets.
Après les Etats-Unis, on a Costa Rica, Colombie, Mexique. Ce sont les meilleurs pays pour le voir. Les pays suivants offrent aussi de très bonnes occasions dans les habitats favorables : Brésil, Panama, Bélize, Equateur, Honduras, Pérou…
Photo 2 : Adulte sur une poubelle
Entrée du Manuel Antonio NP; Costa Rica (13.02.2018).
Le Soleil vient de se lever. Bien que les urubus noirs fréquentent plutôt l’intérieur des terres, celui-ci profite d’une poubelle sur le littoral. A 10 m de moi, il se tient près à décoller. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce.

Il fréquente tous les types d’habitat mais devient rare en altitude et dans les zones forestières. Il faut le chercher dans les milieux ouverts et à proximité des villes. Il plane souvent à très haute altitude.
Les bons endroits pour le voir sont :
– 1 : les décharges du Sud-Est des Etats-Unis : on en verra aussi , le long des cours d’eau et, en levant la tête, dans la périphérie des grandes villes.
– 2 : le parc naturel Manuel Antonio (Costa Rica) : comme le parc est petit et que c’est le plus visité du pays, les poubelles se remplissent et les urubus en profitent. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls: ratons laveurs, coatis à nez blancs (voir l’article coati à nez blanc) et capucins à face blanche (voir l’article capucin à face blanche) en font autant.
– 3 : le long des axes de circulation fluviale d’Amérique du Sud.
Photo 3 : Portrait
Yasuni NP ; Equateur (août 2022).
QUAND ?
On peut le voir toute l’année.
Les observations sont moins nombreuses en été.
Il est diurne et actif toute la journée.

COMMENT ?
On peut assez facilement en voir en vol mais il plane souvent à trop haute altitude pour de bonnes observations. C’est généralement près des décharges, des poubelles ou de charognes qu’on peut voir cette espèce, de tout près. Il est généralement assez bien habitué à la présence des hommes.
Photo 4 : En équilibre sur un jacare mort
Transpantaneira; Pantanal; Mato Grosso; Brésil (14.08.2018).
Dans le Pantanal, l’urubu noir est moins fréquent que l’urubu à tête jaune, mais ce dernier préfère les petites charognes. Ici, on voit bien l’extrémité des ailes plus claires.

Photo 6 : En vol
Manuel Antonio NP; Costa Rica (13.02.2018).
RISQUE DE CONFUSION :
On peut le distinguer facilement des autres urubus car c’est la seule espèce à avoir :
– l’extrémité des ailes plus claires.
– la queue aussi large que longue.
– la tête entièrement noire.
Photo 5 : Dortoir
Chute d’Iguazu; Argentine (05.08.2018).
Les urubus noirs forment des groupes familiaux élargis. Ils se rassemblent pour dormir. Lors de cette matinée au chute d’Iguazu, la météo n’est pas bonne. Les oiseaux n’ont pas encore pris leur envol.
